Que visiter à Arles cet été 2016 ?

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Juil 2016

Si vous passez par Arles lors de vos vacances été 2016, voici ma sélection de visites des expositions en une journée:

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9h00 – Passage chez Leblanc et petit déjeuner dans la cour des rencontres

Après un passage chez Leblanc, pâtissier de la rue du 4 septembre pour choisir les viennoiserie acceptables d’Arles et apprécier l’humour décalé de la patronne, allez donc jusqu’à l’espace des rencontres rue du Docteur Fanton, au pôle Billetterie. L’espace idéal pour acheter ses billets parcourir les éditions des rencontres et prendre un café dans le “jardin” face à la Fondation Van Gogh. Café Nespresso à moins de 1,50€ sur les tables pliantes en métal pleines de charme. Ca vous évite la place du Forum trop vide et sans intérêt le matin. Option Samedi : Aller plutôt sur le boulevard des Lices choisir une terrasse pour le café “d’après marché”, ambiance provençale garantie.

010h – Don McCullin – Eglise Sainte-Anne

Après avoir acheté votre forfait place de la République si il n’est pas disponible rue du docteur Fanton -forfait journée-, rendez-vous devant l’église Sainte-Anne : Don McCullin ; Looking Beyond the Edge. Ses premières photos et ses dernières… Moins de guerre à voir, ou alors, guerre à la misère et au paysage paisible. (10 € sans le pass)

11h – Sid Grossman & Eamonn Doyle à l’Espace Van Gogh

Tirage au mur.
Photographies Christophe Glaudel

Après avoir parcouru le rez-de-chaussée présentant l’oeuvre de Sid Grossman et ses élèves héritiers, je recommande vivement  Eamonn Doyle ;“i”,”on” & “END” : Dublinois en scénographie saisissante, mêlant visages photographiés et vous, visiteurs. Une exposition remarquable par son contenu et sa présentation. (12 € sans le pass)

 

Du matador affamé.
Photographies Christophe Glaudel

12h30 – Déjeuner au café Factory Republique

 

Se restaurer en chemin au 35 rue de la république. vous serez passé devant en venant de la place de la mairie. Un bon rapport qualité/prix, peu de place mais le patron vous serrera la main à l’arrivé ce qui est extrêmement rare à Arles…. 

Richter et Fatmi.
Photographies Christophe Glaudel

14h – Option : Nothing but the blue skies – Cinema Capitole – La Roquette

 

en sortant du café, prendre à droite. s’arrêter si on le souhaite à l’exposition de Charles Fréger ; “Yokainoshima“- Eglise des trinitaires. Continuer dans la rue de la République et traverser au bout pour rejoindre le quartier de la Roquette. Passer devant le restaurant “Gibolin” (noter le téléphone pour y réserver une table pour ce soir au cas ou “l’autruche” est complet – voir ci-après -). Au fond à droite de la premiere petite place triangulaire (Paul Doumer) trouver la rue Laurent Bonnement où le capitole héberge deux expositions. La seule intéressante est difficile à trouver car l’entrée est cachée derrière les grands formats de Andres Serrano. “Nothing but the blue skies” héberge deux pièces qui m’ont interpellé : Un Gerhard Richter (en fait une photo d’une toile de Richter. Merci à Marc Lenot pour la précision) et la pièce faite de cassette VHS de Mounir Fatmi. Ici, peu de photographie mais plutôt de l’installation et du document. (12 € sans le pass)

Chapelle du Méjean
Photographies Christophe Glaudel

15h – Danila Tkachenko – Chapelle du Méjean

En revenant sur ses pas ou en longeant le Rhône par les quais, vous rejoindrez l’espace du Méjean – Editions Actes-Sud – où il faut entrer par la librairie du même nom pour voir dans la chapelle, ce qu’il y a d’intéressant au milieu de l’étage ! Y monter directement à droite en rentrant : Danila Tkachenko présente son travail plutôt intéressant où la candeur de la neige septentrionale laisse apparaitre l’empreinte oubliée d’un empire disparu. (A mon avis, le travail est vraiment très mal présenté. Il aurait mérité une vraie salle et non pas deux coffrages octogonaux dans une présentation baignée d’un immonde jaune au milieu d’une autre exposition sans aucune relation entre elles).

 

On s’attardera, si on le souhaite en bas ou est présenté le travail de William Klein (le pas de deux) et surtout quelques images de Eiko Hosoe Pour ceux qui n’ont jamais été confrontés à ses tirages. (8 € sans le pass).

 

Vue sur Ethan Levitas
Photographies Christophe Glaudel

16h30 – Ethan Levitas – Le parc des Ateliers

Il faut traverser presque tout Arles pour se rendre aux ateliers. En profiter pour prendre une glace place du Forum chez Arelatis (2 boules car vu la chaleur, 3 ce serait du gâchis car la fonte inévitable, le temps de les consommer, aura raison de votre gourmandise),  remonter la rue des Arènes et passer par la “hauture” le long du théâtre antique. Redescendre par les jardins, repérer le parking municipal de l’autre coté du boulevard des Lices… puis entreprendre vers l’Est, la longue marche vers les ateliers. La tour en construction de la Fondation LUMA par Frank Gehry vous aidera à trouver la direction. Descendre l’allée directement depuis l’entrée. Passer d’abord dans l’atelier de la mécanique (le deuxième avec le toboggan pour enfant dans le jardinet aménagé), propriété de la Fondation Luma, et ce, pour vous rafraichir…
Rendez-vous dans la grande Halle pour y découvrir l’accrochage et le travail particulier de Ethan Levitas /Gary. Winogrand uniquement ou il est vraiment question de Dialogue, aussi bien entre les deux artistes que dans les dernières photos en planches contact géantes de Winogrand .Une exposition comme retrospective qui rassemble les différents travaux d’Ethan : Ten-Year Study en ouverture, puis dans l’inter-salle, quelques éléments de “In Advance of a Broken Arm”  et enfin Face aux planches contact géantes de Winogrand “Photographs in 3 Acts”, ses images à la chambre 13x18 tenues à bout de bras dans les rues de NYC, pied de nez à la surveillance vidéo de nos villes, Chambre photographique posé en lieu et angle de vision de la caméra vidéo-surveillance même ! (18 € sans le pass pour la halle)

Mauvais genre
Photographies Christophe Glaudel
Vite ressortir et vous rendre à l’atelier des forges pour y découvrir la collection “Mauvais genre” de Sébastien Lifshitz. (14 € sans le pass pour les forges)

17h30 – Fondation Manuel Olivera-Ortiz – Rue de la Calade

Sur le chemin du retour vers la place du forum où vous n’irez pas, juste après l’Hotel de ville à droite de la pharmacie du même nom remonter la rue en pente pour aller rendre une visite méritée à la fondation qui entre autre, expose sur le désastre du Soudan du Sud par Dominic Nahr : “Fractured state”. Un autre travail remarquable est au dernier étage sur les ravages des produits phytosanitaire dans les villages d’Amérique du sud bordant les champs : Pablo Ernesto Piovano ; “The Human Cost of Agrotoxins”. Voir aussi le Film de Laurence Bonvin ; “Sounds of Blikkiesdorp”. (Entrée libre)

Salle Henri Comte
Photographies Christophe Glaudel
18h30 – Bernard Plossu – Salle Henri Comte

il suffit de s’arrêter après l’Hotel de ville à la salle Henri Comte pour y découvrir les tirages Fresson des photos américaines de Bernard Plossu ; “Western Colors”. Mise en place intéressante malgré le peu d’images présentées. Fermeture à 19h00. (6 € sans le pass)

Mur du fond : Salle Henri Comte.
Photographie C.Glaudel
Ambiance Apéro
Photographie Christophe Glaudel

20h – Un verre sur le toit – Parking Municipal.

Après cette journée exténuante, c’est sans doute l’une des meilleures adresses de cette année. La musique est nulle (confer le graffiti dans l’ascenseur), mais l’ambiance “coucher de soleil”a le charme d’une fin de journée d’été. meilleur moment : Avant le début du coucher du soleil, les fesses sur un banc ou sur la galerie d’une voiture tronçonnée, comme fondue dans le bitume en robinson de la jungle arlésienne…

 

21h – Un diner au calme, façon Autruche – 5 Rue Dulau

C’est sans doute l’une des meilleures adresses arlésienne trouvée cette année en terme d’accueil ET de qualité gastronomique. Un tirage d’Abbas sur l’étagère, comme un petit trésor…Le photographe Abbas est passé par là, d’ailleurs, la patronne à le même prénom que sa femme. Fabien saura aussi vous conseiller sur le vin. Pas de réseau téléphone dans le resto, au fond de l’impasse à la porte de l’espace Van Gogh ; enfin au calme, calé sur la fréquence gastronomie. Réserver ou arriver très tôt pour être certain d’y diner.

Voici le parcours que je vous propose pour voir Arles – les expos des rencontres 2016 en une journée bien remplie (80€ si vous achetez un billet pour chaque exposition… Le passe une expo est alors bien meilleur marché ). Et si le restaurant l’autruche ou le Gibolin sont complets, prenez la voiture et aller vous restaurer à Saint-Rémy-de-Provence à “Da Peppe” sur la terrasse à l’étage 2 Avenue Fauconnet, et dinez sous les étoiles.
Des points rouges.
Photographies Christophe Glaudel
P.S. Je reste dubitatif sur les choix (les achats??) d’un des visiteurs des expositions lors de la première semaine qui a apposé des points rouges sur les cartels de certaines photos exposées. Franchement, il n’a pas de goût, ou trop peu de moyens et de discernement…
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